Lauranne Gy Renucci
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Passionnée d’à peu près tout ce que je ne connais pas. J’aime décoller, Susan Sarandon, Wonderwoman, Véronique Sanson,  la quasi totalité des tops 50 des années 1980 et la chorégraphie de Mimi Coutelier. 

Tu habites ? 

Entre Paris, New York et Los Angeles. Même si je me sens davantage parisienne aujourd’hui, je dirais que je suis du pays où je me trouve à l’instant où je m’y trouve !

Quel est ton mot d’ordre dans le travail ?

Structure et déstructuration.  J’aime être suffisamment organisée pour pouvoir changer de cap à tout instant.

Comment as-tu commencé ta carrière ?

Par un voyage. 5 jours de trek dans les 5 terres en Italie.  Il y a quelques années maintenant. J’étais pourtant destinée au merchandising et au développement international de Maisons de luxe. Je suis une miraculée.

Et pour ton futur, qu’est-ce que tu souhaites ?

Continuer comme ça et faire du documentaire.

Quel est ta technique de prédilection ?

Je n‘ en ai pas vraiment. Ça change tout le temps en fait ! Mais si, par prédilection, vous entendez ce que je préfère, je dirais le paysage.

Focale fixe ou grand angle ?

« Si tu sais pas quoi choisir : fais les deux » comme dit mon père. J’ai encore quelques années de sursis pour régler mon Oedipe, non ?

Lumière naturelle ou artificielle ? 

Lumière naturelle sans hésitation !

Ta dernière photo ?

Dans le désert de Californie, pas de GPS, pas de réseau et quelques litres d’eau. Une des multiples définitions du bonheur.  Et un bon contre-jour. J’aime l’idée qu’une photo de paysage se mérite. Il y a un côté domptage de la nature, un goût du défi et en même temps une forme d’humilité qu’elle impose simplement parce que nous ne pourrons jamais la maîtriser.

Ton esthétique ?

À vous de le me dire !

Quel message principal veux-tu faire passer à travers tes séries ?

Je n’ai pas de message précis. Une photo pour moi capture, en tout cas j’y travaille, une atmosphère, une sensation, l’émotion d’un instant qui n’existe déjà plus pour le partager.

La puissance, la beauté et la violence parfois d ‘un paysage sauvage me touche particulièrement. La nature peut être capricieuse mais n’est pas compliquée.

Quels sont les lieux où tu préfères shooter ?

Extérieur sans hésiter car parmi mes nombreuses passions, j’adore me rouler par terre.

La série dont tu es la plus fière ?

L’Islande car c’est certainement le reportage qui m’a demandé le plus d’adaptation (4 à 5 heures de lumière par jour, des eaux glacées et des conditions climatiques plutôt hostiles. Un vrai défi.) Plus généralement,  la série dont je suis la plus fière c’est celle que je n’ai pas encore faite !

Cite nous une série d’un photographe ?

« Genesis » de Sebastiao Salgado

Où/comment trouves-tu ton inspiration ?

Mon inspiration, je ne la trouve pas, parce que je ne la cherche pas. Je la puise dans mes émotions, surtout en voyage car je voyage toujours seule. Quand on voyage seule, on lâche tous ses filtres, ses convictions, ses conditionnements qu’ils soient culturels ou personnels. C’est un peu comme se balader tout nu en fait.

Qu’aimerais-tu shooter absolument ?

90% de planète.

Ton état d’esprit du moment ?

Tout est possible.

Penses-tu que les créatifs peuvent changer le monde ?

Les artistes ou les créatifs jouent un rôle dans la vie de la communauté.  Ils poussent les limites de la société dans laquelle ils évoluent. Ils voyagent entre ces frontières, et les leurs souvent ! Ils peuvent aussi être simplement témoins ou messagers. L’art c’est aussi un formidable outil pédagogique. Ça soulage, alerte, heurte parfois mais nous offre surtout une respiration, une suspension. Plus sérieusement, un artiste qui s’exprime c’est aussi un psychopathe dompté. 

Sinon je ne pense pas qu’il faille être un artiste pour pouvoir changer le monde. Chacun peut le faire à son niveau et quelque soit  son métier. 

 

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